500
000 appels par an, près de 13 000 appels quotidiens...Le 17
Police-Secours a pour vocation de répondre, sans délai, à tout
appel extérieur sollicitant aide ou secours. Mais connaissez-vous
vraiment ce service de secours ? Zoom sur ces petites choses à
savoir sur le PS 17 !
L'histoire
de PS 17

Dès
sa création en 1928, Police-Secours devient l’un des services les
plus célèbres et les plus sollicités en France. Sa mission :
répondre 24h/24 aux appels de détresse des Parisiens, intervenir
pour toute demande urgente d’aide et de secours. Afin de permettre
des interventions rapides, des avertisseurs de police reliés aux
commissariats sont installés dans la capitale sur les trottoirs tous
les 500 mètres. Si, dès le départ, la préfecture de police mise
sur l’aide aux citoyens avec ce service, les missions de
Police-Secours comprennent jusque dans les années 1960, en plus de
l’assistance aux blessées (accidents de la route…) et autres
interventions pour altercations et troubles à l’ordre public, des
missions plus singulières comme la poursuite des « voleurs », la
recherche d’enfants égarés, ou la surveillance de points d’écoles
pour aider les enfants à traverser en toute sécurité. Avec la
généralisation du téléphone et le succès rencontré par ce
service, l’appel 17 est lancé en 1930, mais la borne avertisseur
perdurera jusque dans les années 1970. Aujourd’hui, le 17 fait
partie avec le 15, le 18 et le 112 des numéros les plus plébiscités
par les citoyens.
Pourquoi
le 17 ?
Le
numéro d’appel d’urgence Police-Secours, vous connaissez ?
Accessible 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, il vous permet de
signaler, que vous soyez victime ou témoin, une infraction qui
nécessite l’intervention immédiate de la police (violences,
agression, vol à l’arraché, cambriolage, etc.).
En France, les
numéros commençant par l’indicatif 1 sont traditionnellement
réservés aux numéros dits d’urgence. Ainsi, jusqu’au début
des années 80, on contactait : le 11 pour l’annuaire, le 12 pour
les renseignements, le 13 pour les dérangements, le 14 pour
l’opérateur de téléphone PTT/France Telecom, le 15 pour le SAMU,
le 17 pour Police-Secours et le 18 pour les pompiers. Pourquoi pas de
16 ou le 19 ? Parce que ce préfixe était alors réservé aux appels
extra-départementaux (16 ou 16+1+ n° à 8 chiffres) ou
internationaux.
Aujourd’hui, le 112 vient compléter cette liste
: ce numéro de téléphone est réservé aux appels d’urgence et
valide dans l’ensemble de l’Union européenne.
L'équipement
d'un car Police-Secours

En
théorie pour 4 agents, le car Police-Secours est l'outil
historiquement dédié aux primo-interventions de la police. Il
permet de mettre à l'abri les victimes lors d’un évènement de
voie publique - tel qu'un incendie - dans l'attente d'une mise en
sécurité plus pérenne, mais également de recueillir des
témoignages et de rédiger certains actes procéduraux.Ses
avantages
•
techniques :
un terminal embarqué qui permet, en cas de besoin,
d’accéder à certains fichiers police.
• pratiques :
un
matériel roulant plus adapté (doté d’une rampe lumineuse) pour
signaler et baliser les lieux d'intervention urgente (accidents de la
route, incendies, autres sinistres) ; un habitacle spacieux avec
rampe d'accès deux-roues (pour la prise en charge d'engins
accidentés ou signalés volés) ; un espace arrière étendu qui
permet d'embarquer le matériel nécessaire tels qu’une boîte de
secours, des lampes torches, une tenue NRBC (nucléaire,
radiologique, biologique et chimique), des appareils de mesures
d'alcoolémie, des kits stupéfiants, du matériel réfléchissant,
des gilets pare-balles lourds, etc.
Si les véhicules légers sont
également utilisés car plus pratiques pour la polyvalence des
missions Police-Secours, le car Police-Secours, malgré son important
gabarit pour circuler au quotidien dans les rues de Paris, offre un
confort de travail particulièrement appréciable par les services de
police car il leur permet de transporter plus de matériel. A noter
que le car Police-Secours peut également parfois être prêté ou
utilisé pour le transfert de gardés à vue.
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